Survol

[ English ]

En 1977, Leon Glass et Michael C. Mackey ont introduit l'idée que certaines maladies, appelées maladies dynamiques, résultent d'anomalies dans les mécanismes de contrôle physiologiques sous-jacents. Cette idée était basée sur le concept mathématique selon lequel des bifurcations peuvent se produire dans des systèmes dynamiques lorsque certains paramètres sont modifiés. Cette observation a ouvert la porte à «des mathématiciens au chevet du lit». Au cours des quatre dernières décennies, l'impact des connaissances mathématiques sur la maladie humaine a été palpable. Les connaissances mathématiques ont fourni des informations importantes sur la nature de nombreuses maladies potentiellement mortelles, notamment les arythmies cardiaques et respiratoires, les crises épileptiques, les maladies hématologiques périodiques, les chutes chez les personnes âgées et certaines maladies psychiatriques.

La nature des soins de santé est en train de changer radicalement. La force motrice réside dans les puissantes capacités de calcul du téléphone cellulaire personnel. En conjonction avec l'évolution des capteurs, les applications pour téléphone portable peuvent non seulement surveiller en permanence les variables physiologiques clés (température, activité, glycémie), mais également alerter automatiquement le personnel de santé en cas d'attention. Il n'est pas difficile d'imaginer que les applications pour téléphones portables deviendront bientôt un élément essentiel de la gestion de la santé, offrant ainsi une approche centrée sur le patient de la médecine individualisée.

En 1994, 100 biologistes et médecins spécialistes des mathématiques se sont réunis à Mont Tremblant, au Québec, avec un intérêt commun pour les phénomènes oscillatoires qui se produisent dans les maladies humaines. L'attention s'est concentrée sur la nature des comportements dynamiques qui apparaissent dans les modèles mathématiques de contrôle physiologique exprimés sous forme d'équations différentielles contenant souvent des retards de temps explicites. Une correspondance a été recherchée entre les bifurcations dans les modèles mathématiques et les maladies caractérisées par l'apparition ou la disparition soudaine de comportements oscillatoires.

En novembre 2019, nous nous réunirons au Centre de recherches mathématiques (CRM) de Montréal pour identifier les problèmes mathématiques à résoudre afin de traduire les connaissances théoriques sur le mécanisme de la maladie en résultats attendus pour les soins aux patients. Parmi les participants figurent non seulement des biématiciens et des biostatisticiens, mais également des personnels de santé, des éducateurs, des informaticiens et des représentants de l'industrie.

Cet événement CRM d'une durée d'un mois est organisé en trois ateliers d'une semaine. Les participants viendront généralement pour l'une des semaines. Cependant, certains participants peuvent organiser leur emploi du temps pour assister à une partie ou à la totalité de deux ateliers ou plus. Chaque journée d'atelier est organisée de la même manière. Chaque matin, trois conférences officielles seront conçues pour stimuler les discussions plus tard dans la journée. Les après-midi sont organisés pour encourager les interactions entre les membres de l'industrie et les participants, par exemple des séances de résolution de problèmes. Au cours de l'atelier 1, il y aura une conférence publique en soirée et une discussion avec l'auditoire avec un groupe composé de personnes ayant assisté à la réunion de 1994 sur la maladie dynamique à Mont-Tremblant.